Silo_Generations

Silo générations est le troisième et dernier volet d’une saga post apocalyptique qui a enfermé un reste d’humanité dans des silos souterrains…
Avec Silo, le premier titre, on apprend que le silo de Juliette, une nana pas comme les autres, qui ne réfléchit pas comme les autres, qui ne fera rien comme les autres et même qui va perturber la vie paisible des autres, que son silo donc, n’est pas un site isolé. D’autres silos existent. Mais pourquoi sont-ils enfermés depuis des siècles dans ces silos ? Pourquoi l’air au dehors est irrespirable ?
Vient alors Silo Origines, le préquel qui va répondre à nos questions, enfin, quelques-unes de nos questions sur le pourquoi. Resteront quelques interrogations en suspend pour que l’auteur nous offre enfin ce troisième volume dans lequel nous retrouvons Juliette qui n’est toujours pas comme les autres et même qu’elle va changer l’avenir de l’Homme alors tout tracé par les concepteurs des Silos.

Cette supposition qu’il y avait des choses à sauver. On aurait dû les laisser tranquilles, les hommes autant que la planète. L’humanité avait le droit de disparaître. De s’éteindre. C’est ce que la vie faisait : elle s’éteignait. Ça faisait de la place pour les suivants.

J’avoue que, comme pour les deux premiers tomes, j’ai descendu celui-ci assez rapidement parce que j’aime ça l’anticipation, j’aime ça que l’auteur crée des univers clos où l’humanité se retrouve victime de sa connerie, j’aime Juliette qui laisse à espérer que certains ont encore un cerveau et un libre arbitre, j’aime qu’on puisse encore s’émerveiller d’une étendue d’herbe verte (roman de science-fiction donc), j’aime l’idée des Silos qui sont comme une dernière poche d’oxygène, un dernier sursaut de vie… et pourtant, j’ai comme un petit arrière-goût de mouais bof. Ce troisième volet n’est-il pas celui de trop ? L’intrigue se traîne, ça devient long. Et là qu’elle met en route une excavatrice pendant cinq pages, et là qu’elle grimpe en haut du silo pendant vingt pages (certes il y a 144 niveaux) et là que les uns fuient un empoisonnement de l’air sur dix pages… bref, j’ai comme eu l’impression qu’en 150 pages, on pouvait boucler l’histoire. Et le final ? (soupir) Décevant, bâclé, attendu, peu cohérent. Quand tu sais que dans le premier tome, pour enfiler une combinaison afin d'affronter le monde extérieur, Juliette en a chié grave, que le lecteur s’en est mordu les lèvres d’un stress insoutenable, et que pour finir, tu as une centaine de personnes lambda (pas des héros non plus hein) qui enfile ça comme tu enfiles un pantalon de jogging pour descendre tes poubelles, tu peux avoir comme un arrière-goût de mouais bof.

Pour ne pas finir sur une note trop négative, je dirais que si tu aimes les histoires post apocalyptiques qui sont loin d’être aussi claquantes que La route de McCarthy mais quand même bien au-dessus de la performance de Bruce Willis dans Armageddon, tu devrais aimer…
Globalement, j’ai quand même passé un bon moment de lecture. Je t’ai aidé là ?

Actes Sud (2014)
417 pages


L’AUTEUR

Hugh Howey est un auteur nord-américain né le 23 juin 1975 à Monroe, en Caroline du Nord. Il fut connu grâce à son roman Silo, auto-publié sur internet et vendu via Amazon à plus de 500 000 exemplaires. Silo est le premier tome d'une série de trois volumes. Silo Origines et Silo Générations sont parus en France en 2014.