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J’avais envie de lire un thriller.
Hôpital psychiatrique de Gaustad à Oslo. Un patient est retrouvé mort, étranglé, la bouche déformée sur un cri éternel. Sur son front, une cicatrice forme le nombre 488. C’est une ambiance qui devrait me plaire…

L’inspectrice Sarah Geringën va s’impliquer dans cette étrange affaire comme si sa vie en dépendait, faut dire qu’elle vient de se faire larguer et que salement amochée, elle préfèrera se jeter dans le boulot plutôt que de réfléchir à sa vie gâchée et tout et tout. Si tu rajoutes à ces ingrédients des savants fous, un soupçon de religion et un beau journaliste aux abois, tu as ce qu’il te faut pour passer un moment divertissant.

Ce livre est comme un bon film d’action. Un certain suspens est maintenu alors que nos deux héros vivent une aventure à la James Bond, parfois capillotractée mais toujours très mouvementée. Et même si le rapprochement de deux êtres en détresse est un peu cliché, le fond du mystère est plutôt accrocheur : l’âme existe-t-elle ? Et si oui, nous survit-elle ? Jusqu’où la science peut-elle conduire la folie des hommes ?

Toutes les religions nous assurent de la survie de l'âme après la mort. Que ce soit sous forme de réincarnation pour l'hindouisme, d'entrée dans le nirvana pour le bouddhisme, de l'arrivée au paradis dans le dogme du christianisme ou dans l'islam, du retour de l'âme dans son corps momifié pour les Egyptiens. J'ai longtemps et patiemment étudié les livres des morts tibétain, égyptien et chrétien. Tous ont la sagesse de nous apprendre à bien mourir, car tous nous assurent que notre âme survivra à notre mort.

Je ne peux pas te dire que j’ai adoré, la flic ne m’a pas convaincue dans son rôle de femme terminator et le beau gosse était too much, mais je l’ai lu jusqu’au bout. Je voulais savoir. Ça te plaira si tu aimes les énigmes et l’action.

XO éditions (2016)
491 pages


L’AUTEUR

Nicolas Beuglet est scénariste. Le Cri est son deuxième roman.