Cri-4 Christophe Hohler
(Cri IV - Christophe Hohler)

 

Je suis le noir.
J’écarte l’œil encore, le corps vitré n’amasse que du noir engerbant mon crâne de tumeurs vicieuses. Annihilant la raison.
Dedans, dehors. Le goût du vivre se sclérose. Lutte violente contre le pire. Parce qu’Il est chuchotant. Parce qu’Il est lancinant. Il déchire.
Bruit éternel.
Des cigales fallacieuses forcent mon oreille allant se repaître de matière grise. De vulgaires borborygmes méningés entêtants, tétant mon humus. Je suis sous vide.
Le silence n’est plus. Le silence ne sera jamais plus, mon enfer.
Et je me rue à coups de rage dans ce magma asphyxiant, je cherche encore à respirer de cette lumière arrachée. J’exècre la folie qui me phagocyte. Je lui crache à la gueule. Tant de fois.
A la fin de l’envoi je touche.
A la fin de l’envoi je touche.
Et je t’entends mon amour au-delà de l’obscurité, je t’entends et j’avance encore. Un peu. Mais encore.
Reste.