02 novembre 2017

LUMIÈRE D'AOÛT de William Faulkner

  C’est au mois d’août, étrangement, que pour la première fois j’ouvre un livre de William Faulkner. C’est un nom qui de façon récurrente me parvenait aux oreilles assortis d’adjectifs toujours élogieux. Il se trouve que Lumière d’août était sur mes étagères, depuis sûrement un bon moment, et il se trouve que j’ai eu l’idée éclairée de l’ouvrir. Incroyable découverte. Comment vous parler d’une œuvre si dense en quelques lignes ? Il y a tellement d’entrées dans ce livre ! Jusque là, seul Steinbeck m’avait fait cet... [Lire la suite]
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01 novembre 2017

L'OBSCURE CLARTÉ DE L'AIR de David Vann

    David Vann est surprenant. David Vann est passionnant et passionné. Passionné par la mythologie grecque, obsédé par le mythe de Médée qu’il a découvert au début de son cursus universitaire. Il se dit influencé par les grecs, ses œuvres sont des tragédies grecques. Il y a quatre ans, il tente alors de faire revivre Médée après y avoir pensé vingt-cinq années durant. Et c’est ce texte puissant qu’il nous offre dans L’obscure clarté de l’air. Née pour détruire les rois, née pour remodeler le monde, née pour horrifier... [Lire la suite]
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30 octobre 2017

CAPTIVE de Margaret Atwwod

    Margaret Atwood est partout cette année. Alors que vient de sortir son dernier roman C’est le cœur qui lâche en dernier, les producteurs de télévision américaine se sont intéressés de près à son œuvre passée. Tu as sans doute vu ou entendu parler de cette somptueuse série tirée de son roman La servante écarlate, réédité pour l’occasion, qui est à mon sens très réussie et conserve la pertinence du récit initial. Et voilà que de nouveau, on est allé piocher dans ses mots pour en extraire une nouvelle série TV, et cette... [Lire la suite]
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30 octobre 2017

ANONYM'US nouvelle 6 : Je t'emmène au bois

  Je t’emmène au bois.   Francis regarde droit devant lui, sans cligner des yeux. Le soir tombe autour de son pick-up qui roule vite sur la route cabossée. Sur le volant, ses articulations blanchissent par intermittence, en même temps que ses dents se serrent. On devine la crispation de ses doigts, même sous les phalanges déchiquetées, comme après une bagarre. Il roule. Point. Il ne surveille pas le rétroviseur, il ne change pas de vitesse. La quatrième lui permet de conserver une allure constante, un compromis entre... [Lire la suite]
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30 octobre 2017

ANONYM'US nouvelle 5 : Kill'em all

  Kill'em all     « Il y a dans la vie de chacun un moment où il faut choisir de fuir ou de résister. » Contes de la folie ordinaire — Charles Bukowski   Casque sur les oreilles, j’écoute les Guns N’ Roses, me passe Sweet Child o' Mine en boucle, profite d’un moment de calme après cette journée de démente, gravée comme l’une des plus intenses, l’après-midi parfaite, des souvenirs plein la tête. Coup d’œil à l’écran d’affichage. Prochain RER annoncé à 23 h 45. 10 minutes de retard. Quelques... [Lire la suite]
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15 octobre 2017

LA SERPE de Philippe Jaenada

  J’arrive enfin au terme des 634 pages de l’enquête que Philippe Jaenada mena sur un triple meurtre vieux de soixante-quinze ans. C’était un matin d’octobre 1941, c’était dans un château familial dans le Périgord, Henri Girard se leva et découvrit son père, sa tante et la bonne massacrés à coups de serpe, amas de chairs et de sang. Il avait vingt-quatre ans, une vie déjà tumultueuse, une réputation de mauvais garçon, le meurtrier idéal. Le personnage principal, Henri, le vrai démon, est d’abord un sale gosse. Il faut que je... [Lire la suite]
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15 octobre 2017

ANONYM'US nouvelle 4 : Le 18h43

Le 18h43   Pour l’instant il dort. Sonné. Repu. Protégé par l’oubli. Peut-être même qu’il rêve. Je l’observe. Ça fait vingt minutes. Il n’a pas bougé. Un peu de bave a séché au coin de sa bouche, rosie par ce filet de sang généreusement jailli de ses narines. La jeunesse est si facilement impressionnable. La peur a suffi. Coagulation en alerte ! L’épistaxis était à prévoir. D’accord, le coup de pelle l’a bien achevé, pourtant, je n’ai plus la main aussi lourde. Les mômes d’aujourd’hui sont trop friables. À... [Lire la suite]
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10 octobre 2017

ANONYM'US nouvelle 3 : No Man's land

  No Man's land   La nuit qui venait s’annonçait glaciale et pleine de brouillard. Le pilonnage avait cessé en début de soirée, la terre ne tremblait plus ; une accalmie sépulcrale régnait sur le no man’s land qui débutait aux premières fermes de Chaudancourt. Tassés dans leur tranchée, les guetteurs avaient les pieds dans la boue et le regard tourné vers la ligne de feu adverse. Abrutis de fatigue, ils tapaient du pied pour conjurer le froid. Personne ne prêtait attention aux gaspards qui se faufilaient entre... [Lire la suite]
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06 octobre 2017

ESPACE LOINTAIN de Jaroslav Melnik

    Gabr ne sait comment vivre ces hallucinations qui le submergent depuis peu. Au dispensaire du ministère du Contrôle de l’Union Gouvernementale, on lui apprend qu’il est atteint du syndrome de l’Espace Lointain, une psychose qui crée un dérèglement de sa perception du monde environnant. Mais pour utiliser un mot simple, il voit. Ses yeux voient. Et là où Gabr vit, personne ne voit. Les hommes sont aveugles depuis plus de dix-sept unités temporelles, ils se déplacent au son de capteurs, leur conception du monde est... [Lire la suite]
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05 octobre 2017

LA PLANETE DES SINGES de Pierre Boulle

Cet été, je suis allée au cinéma voir La planètes des singes : suprématie. Pas un véritable choix de ma part, mais j’y étais. Pas de véritable exaltation non plus, mais j’y étais. Et je sais gré à ce film de m’avoir ramenée vers ce livre déterminant.  Je pourrais te faire l’historique de ma relation intime avec la planète des singes, je pourrais te parler de la trace tenace que m’a laissée le premier film tourné en 1968 avec Charlton Heston, je pourrais te dire que Pierre boulle a eu un gros impact sur la lectrice que... [Lire la suite]
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